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Artiste visuel et chercheur en science sociales
Chercheur et enseignant en arts visuels et sciences sociales, mon travail aborde les tensions qui associent les constructions identitaires individuelles et la gouvernance globale. À mi-chemin entre contextes historiques et culturels spécifiques, je m’intéresse à identifier des espaces destituants qui challengent les structures socio-politiques discriminantes. Mon souhait est de fournir un questionnement sur la relation d’interdépendance entre l’agencéité et les productions collectives du système-monde.
En 2010, j’ai suivit un bachelor en art visuel à la HEAD de Genève, et, en 2012, un Master in Fine Arts à Goldsmiths College, University of London. Depuis 2016, je poursuis une thèse de doctorat en anthropologie sociale à l’EHESS de Paris, et enseigne la sociologie à l’Université de Paris Nanterre. Mon travail a été visible internationalement tant lors d’expositions individuelles et de groupes dans des Musées et Centres d’arts contemporains, des espaces alternatifs, des galeries et des foires d’arts, que lors de workshops, de conférences publiques et de séminaires académiques ou associatifs.
De la sculpture à la vidéo, en passant par la performance et le dessin, je présente mon travail sous la forme d’installations qui jonglent tantôt avec une esthétique rudimentaire, voir minimale et tantôt, par contraste, avec une saturation sensorielle.  Je m’intéresse à coupler des substances de différentes qualités, tangibles ou immatérielles, elles incluent sel, poussière, charbon, tissu, bois, métal, électricité, son, silence, mots. Passant de sujets abstraits à d’autres fortement empiriques, le langage, ses lacunes et la censure sont des thématiques que j’aborde continuellement.
Mon investigation de doctorat porte sur les notions d’activisme social et de travail créateur en réalisant une recherche de terrain dans le champ de l’innovation sociale à l’intérieur d’organisations explorant les processus artistiques des communautés maker / hacker en Europe. L’attention de cette recherche porte spécifiquement sur les nouveaux outils idéologiques et pratiques qui bouleversent les logiques de centralisation des capitaux, d’individualisation et de marchandisation des pratiques artistiques contemporaines, en contraste avec une politisation croissante des acteurs culturels, institutions et audiences.